Ingrid Betancourt : Berne exprime sa joie
La Suisse a
exprimé sa joie mercredi soir après la libération d´Ingrid Betancourt. Elle a appelé également à la libération des autres otages et souligné qu´elle allait poursuivre sa
médiation.
"La Suisse souhaite exprimer sa joie pour la libération des 15 personnes séquestrées par les FARC depuis plusieurs années. Nous sommes particulièrement heureux que la citoyenne franco-colombienne
Ingrid Betancourt ait pu retrouver la liberté après plus de six ans de captivité", a déclaré Lars Knuchel, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
Le DFAE félicite le gouvernement colombien pour avoir réussi à libérer les otages sans qu´il y ait de victimes.
"Nous partageons la joie des familles des personnes libérées mais aussi la douleur des personnes qui continuent à souffrir la privation de leur liberté depuis de nombreuses années. La Suisse en
appelle aux FARC pour qu elles libèrent tous les otages le plus rapidement possible", a ajouté le porte-parole.
"Nous allons poursuivre nos efforts pour la libération de tous les otages, dans l´espoir que nos efforts contribuent à une solution définitive à ce drame et à la paix pour tous les colombiens",
a-t-il relevé.
Une médiation suisse, mais aussi des frictions avec Bogota
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) menait cette médiation depuis 2004. Berne s´est également engagée dans le processus de paix engagé avec une autre guérilla colombienne, l´ELN
(Armée de libération nationale, guévariste).
Ces efforts n´ont pas épargné des critiques à l´endroit de la Suisse. Bogota, qui a toujours considéré les FARC comme un groupe terroriste, n´a pas apprécié que la Suisse les qualifie en revanche
de "partie à un conflit interne".
Pour Bogota, la Suisse a une attitude trop bienveillante à l´égard de la guérilla, en la mettant sur un même plan qu´un gouvernement démocratiquement élu.
Les autorités de Bogota ont également régulièrement reproché à la Suisse ces dernières années de tolérer sur son sol la présence de responsables de la guérilla. Le DFAE a rétorqué qu´il n´y avait
pas en Suisse de "représentant des FARC reconnu officiellement".
Source : Le Matin Online
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