"Le chef de la délégation du CICR a rencontré Piedad Cordoba (sénatrice désignée par les Farc comme principale intermédiaire pour la libération, ndlr) et aussi le ministre de la défense",
Juan-Manuel Santos, a déclaré à l'AFP Yves Heller, porte-parole du CICR en Colombie.
Le porte-parole n'a donné aucun détail sur le contenu de ces entretiens "confidentiels". Il n'a pas non plus précisé si le CICR avait pu entamer un dialogue direct avec les Farc (Forces armées
révolutionnaires de Colombie) sur les conditions logistiques de libération des otages.
"Nous voulons lancer un appel à la prudence et éviter les spéculations dans les médias", a-t-il déclaré en rappelant que l'organisation dispose de 60 délégués sur le terrain. Ils "ont des
contacts avec toutes les parties au conflit".
La guérilla des Farc a annoncé dans un communiqué diffusé sur internet le 21 décembre son intention de libérer prochainement six de ses otages dits politiques (trois policiers, un militaire, un
ancien gouverneur et un ex-député) c'est-à-dire échangeables de son point de vue contre quelque 500 guérilleros capturés par les autorités.
Les Farc, qui détiennent encore 350 à 700 otages dont 28 dits politiques, ont précisé que l'heure et le lieu de la libération seraient annoncés en temps utile.
Les dernières libérations unilatérales avaient concerné six otages, en janvier et février 2008. La guérilla avait alors déclaré qu'elle ne libérerait plus aucun aucun prisonnier en l'absence de
retrait militaire de certaines régions.
Mais depuis, elle a perdu 15 otages libérés par l'armée, dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt et un autre, qui a réussi à fuir en octobre. Trois de ses dirigeants historiques sont morts,
dont Raul Reyes, le numéro deux, tué lors d'une opération militaire et Manuel Marulanda, son fondateur.
Info Libertad