Les Farc rechercheraient des contacts en Europe
pour une médiation avec Bogota ?
"La guérilla des FARC aurait pris contact avec des groupes politiques européens pour qu'ils obtiennent du gouvernement colombien qu'il accepte une médiation internationale pour la libération de
six otages que les rebelles ont promis de libérer à une date non précisée", annonce la radio RCN de Bogota.
Selon cette radio, qui cite comme source les services de sécurité de l'État, le chef de la commission internationale des FARC, Iván Márquez, aurait donné des instructions à des membres de son
organisation en Europe pour qu'ils prennent des initiatives en ce sens.
« Il faut profiter de cette occasion pour démontrer au gouvernement Uribe que nous pouvons créer des pressions pour l'obliger à céder sur le point de la médiation internationale », spécifierait
un courrier envoyé par Márquez, censé avoir été intercepté par les organismes de sécurité, prétend RCN.
Le message de la guérilla ajouterait : « Notre tâche là-bas (en Europe) est strictement diplomatico-politique ». Selon ce rapport, la coordination des initiatives est à charge du « chancelier »
des FARC, Rodrigo Granda, libéré le 4 juin 2007 d'une prison colombienne à la demande du gouvernement français en contrepartie d'une éventuelle libération d'un groupe d'otages.
Les guérilleros chargés des missions européennes seraient Alberto Martínez et Lucas Gualdrón, membres de la Commission Internationale des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).
Ces deux personnes auraient l'ordre de contacter des fonctionnaires de l'Union Européenne, de syndicats et de mouvements politiques pour qu'ils se joignent à la pression internationale.
Un groupe d'intellectuels colombiens, qui travaille à la recherche de la libération de 28 otages politiques, « doit nous aider dans ce but » à Bogota, indiquerait Márquez dans un second courrier
divulgué par cette radio.
« Si nous obtenons la médiation internationale pour la libération des kidnappés, nous aurons fait un pas gigantesque dans le travail d'isoler le gouvernement Uribe dans ses décisions », ajoute la
communication (selon RCN).
Le rapport révèlerait également que pour 2009 les FARC « ont prévu de travailler à ce que l'Union Européenne (UE) les retire de la liste des organisations terroristes dans le monde ».
ndlr : Cette information, diffusée par RCN et avec pour seule source les services secrets colombiens, est évidemment à examiner avec prudence. Lancer le bruit que des initiatives venant
d'Europe ou du groupe d'intellectuels colombiens serait le résultat d'une action politico-diplomatique des Farc pourrait évidemment être un bon moyen de nuire à ces initiatives...
Info-Libertad